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Il m’arrive de vouloir mettre des mots précis sur des choses qui n’en demandent pas. Pas par goût de la complication — plutôt parce que la précision, dans certains cas, est la seule chose qui me permette de matérialiser ce que j’ai dans la tête ou sur le cœur.

Le texte qui suit documente une affection que je connais bien. Certains lecteurs y verront un exercice de style, une curiosité médicale détournée, peut-être un jeu intellectuel. C’est une lecture tout à fait recevable.

D’autres pourront savoir quoi en tirer. Qu’ils se rassurent: ce ne sera sans doute pas un hasard.

L’affection décrite dans ce tableau clinique est, rappelons-le, particulièrement peu contagieuse. C’est d’ailleurs une de ses caractéristiques les plus singulières : elle ne se transmet pas par proximité, ni par exposition prolongée, ni par aucun vecteur identifiable à ce jour.

C’est aussi, hélas, la caractéristique qui lui manque.

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